 04-10-2008


| RéGION
Émeute |
Couvre-feu à Ambilobe |
Le couvre-feu est instauré dans la ville d'Ambilobe, suite à une émeute provoquée par la noyade de deux enfants. |
Les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air et lancer des grenades offensives pour disperser une foule en émeute dans la ville d'Ambilobe, vendredi. Un groupe de personnes a attaqué la brigade de la gendarmerie et l'hôpital public de la localité avant de détruire la maison d'un particulier.
Pour maîtriser la situation, le couvre-feu est déclaré dans la localité. Et pour mieux assurer la sécurité, le délestage est temporairement suspendu. Dans la ville, la sécurité est en effet de plus en plus précaire.
La découverte des cadavres de deux enfants de 8 ans dans une rivière de la localité a provoqué le trouble. D'après la gendarmerie, les enfants ont péri par noyade. Pourtant, ce constat du médecin légiste est contesté par les émeutiers. Pour eux, les deux enfants ont été victimes d'un rapt, puis ils ont été abattus par l'auteur.
Soupçonné d'avoir commis cet acte, un homme a subi la justice populaire. Heureusement, sa vie a été épargnée grâce à l'intervention des forces de l'ordre. Blessé, le suspect a été évacué d'urgence à l'hôpital.
Déchainés, les insurgés sont allés à l'hôpital pour y déloger le blessé. Entre-temps, les reponsables de l'établissement avaient déjà pris les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité du patient. Mécontente, la foule s'est livrée au vandalisme en détruisant le bâtiment de l'hôpital et ses équipements.
Tirs en l'air
Rentrée bredouille, la foule s'est dirigée vers la brigade de la gendarmerie. Arrivée sur place, les insurgés ont lancé des pierres contre le bâtiment de la gendarmerie. Pour limiter les dégâts, les forces de l'ordre ont ouvert le feu en tirant en l'air.
Fuyant les tirs de la gendarmerie, les manifestants s'en sont pris cette fois à la maison d'un particulier. Pour défendre cette propriété et ses occupants, les forces de l'ordre ont dispersé les attaquants. Fort heureusement, aucun blessé n'a été déclaré durant l'émeute.
D'après les informations recueillies auprès de la gendarmerie, un cas semblable s'est déjà produit dans le
district de Nosy-Varika. Vers le mi-novembre, un groupe de personnes a attaqué la brigade de la gendarmerie pour en extraire un homme soupçonné de sorcellerie. Dépassés par la situation, les gendarmes n'ont pas réussi à défendre le suspect qui a été tué par la foule. «Ce genre d'acte ne doit plus être accepté », a déclaré un officier de la gendarmerie.
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Teholy Martin
Date : 03-12-2007 |
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